Les joies de la cueillette

Vous connaissez ce test qui circulait il y a quelques temps sur les réseaux sociaux… Celui où l’on nous montrait un panneau avec plusieurs dizaines de logos en tout genre ? A ce moment là nous nous enorgueillissions de connaître autant de choses !

Puis la seconde phase du test, était sur le même principe mais avec des feuilles de plantes, d’arbres… et là encéphalogramme plat. biiiiiiiiiii…

Une petite tape sur le museau pour nous rappeler la futilité de nos nouvelles connaissances, qui sont avouons-le, dans ce cas, d’une très très faible utilité.

Vous allez me dire mais qu’est ce que la connaissance des végétaux peut m’apporter de plus ?

J’ignore ce que cela peut vous apporter mais par contre je sais ce que cela me procure personnellement malgré mon petit niveau de connaissance actuelle.

Prise de conscience

Ce petit test a eu le mérite de me faire prendre conscience du fait que nous pouvions et étions pour une grande majorité déconnectés de notre environnement naturel.

Pour ceux qui ne le savent pas je m’intéresse de très près à la relation Homme/ Nature et notamment à l’impact qu’a cette dernière sur nous, de par mon métier.

Je m’intéresse également à l’impact de l’Homme sur la Nature mais là, cela touche plutôt ma fibre éthique et écologique.

Parler de notre environnement naturel n’est pas du tout insignifiant.

Je remarque que l’Homme est quand même la seule créature vivante qui détruit son environnement dans lequel elle est censée évoluer.

Il est le seul à avancer en s’éloignant de plus en plus de cet environnement qui est particulièrement adapté à ce qu’il est au départ et qui possède des effets incomparables pour son bien-être et sa santé.

L’homme hors sol est bien là.

Que ce soit de manière physique en ne touchant plus terre perché dans ces immeubles, ou de manière plus philosophique, en ignorant beaucoup de la Nature.

Restons optimistes car avec les problématiques écologiques qui s’imposent jour après jour, nous revenons progressivement vers Dame Nature en nous questionnant sur : nos actes, leurs répercutions sur la Nature et à fortiori sur nous et nos enfants.

Après cette prise de conscience, je me suis dit :

Ok. Tu fais quoi maintenant ?

Tu restes dans ton ignorance ?

Tu continues à avancer les yeux bandés ?

Qui vivra verra ? C’est ça le programme ?

C’est ce que tu veux laisser à tes gosses ?
C’est l’image que tu veux leur laisser de toi ? Après nous le déluge !!!

Passage à l'acte

Contrairement à la connotation négative que peut avoir ce titre « passage à l’acte », il s’agit bien au contraire de passer d’une situation qui ne me convient pas et qui me semble totalement incohérente avec notre nature profonde, à des options positives et constructives.

Je tente tant bien que mal d’agir à tous les niveaux.
Même si cela est très loin d’être parfait, je suis de celles qui croient fortement que chaque geste compte et qu’il n’y a pas de « petit » pas.

A condition de ne pas s’arrêter en chemin !!!

C’est l’essence même de ce blog :
« un monde écolo sans mélo« .

Parmi les « petites » actions que j’ai entrepris depuis plusieurs années, c’est de mieux connaitre mon environnement et de repérer tous les avantages dont je pouvais bénéficier par ces nouvelles connaissances.

Et là contrairement aux logos de notre test de départ ce fût wouah !

  1. J’ai découvert une richesse incroyable dans mon environnement naturel direct

  2. Plus j’en sais, plus je veux en savoir.

  3. Je me régale de pouvoir partager ces découvertes, connaissances avec mes enfants, mes proches…

  4. Mes balades ne sont jamais monotones.

  5. Mes balades augmentent ma curiosité, qu’elles se fassent en ville ou en pleine nature.

  6. Je reviens très souvent avec des choses à picorer.

  7. Je vis plus au rythme des saisons, au travers des cueillettes.

  8. Je m’interroge d’avantage sur l’urbanisme de demain et les actions qui nous restent à mener.

  9. Je construis mes rêves au fil de ces réflexions intérieures.

  10. Je partage des moments positifs avec mes enfants.

  11. J’échange de manière constructive avec eux, sur leur vision du monde et ce qu’ils souhaiteraient en faire.

Comment commencer concrètement

Je n’ai pas de recette miracle à vous proposer. Je peux en revanche vous dire concrètement comment je fais.

  1. Je m’efforce de faire une balade 1 à 2 fois par semaine dans un environnement naturel de préférence.

  2. Je tente d’identifier ce que je connais déjà dans mon environnement : chêne, boulot, saule… ça a un côté gratifiant et surtout ça refixe vos connaissances dans votre mémoire !

  3. J’investis dans des ouvrages me permettant d’identifier la faune et la flore de ma région… Même si des applis existent déjà, me remettre devant un écran de smartphone ou d’ordi pour faire cette démarche me semble contre-productive. Cependant cela peut être une bonne alternative auprès des jeunes générations, du moins dans un premier temps.

  4. Lorsqu’une plante, m’intrigue, je la photographie sous tous ces angles, je la renifle, j’observe où elle se situe (en lisière de forêt, sur un arbre, dans un talus sec…forme de tige, forme des feuilles…), est elle au soleil ou plutôt à couvert ?…

  5. Je prélève parfois. (attention soyez sûr de votre coup ! il peut y avoir des plantes très allergisantes).

  6. Je fais participer mes enfants ou la personnes qui m’accompagne, à l’observation attentive.

  7. Je ramène toutes ses infos chez moi pour rechercher ce sur quoi je suis tombée, afin de me familiariser avec, et de pouvoir progressivement l’identifier plus spontanément par la suite.

  8. Enfin la partie la plus intéressante selon moi, c’est de pouvoir repérer ce que je peux faire avec cette plante : petit bricolage, infusion, beignets, cataplasme, pansement, baume…

Petit à petit vos connaissances vont se peaufiner.

Tout doux bijou !

Je vous conseille d’y aller molo. Pas la peine de vouloir identifier des dizaines de végétaux par balades !!!

  1. Vous risquez de vous lasser très rapidement
  2. Vous risquez de vous emmêler les pinceaux en rentrant à votre domicile
  3. Vous avez beaucoup plus de chance de ne rien retenir
  4. Vos balades vont se transformer en corvée et vous risquez d’abandonner ces moments de bien être et de partage.

Les plus studieux noterons dans carnets et autres ou feront un herbier

Personnellement je ne le fais pas. Un tort sans doute.
Y penser c’est déjà progresser non ?

Fin mai/début juin

A l’heure où j’écris cet article, nous sommes en pleine saison de cueillette.

Trop tard pour les beignets de fleurs de faux acacia mais en plein dans la saison pour les fleurs de sureau noir.
Si un article sur celui-ci vous intéresse dites le moi dans vos commentaires !

Et vous vous cueillez quoi en ce moment ?

Suivez mes cueillettes sur mon insta !

Et si cet article vous à plu, partagez svp !
Ça sera votre bonne action du jour ! 😉

Une réponse sur “Les joies de la cueillette”

  1. Nous avons fait la cueillette de fleurs de sureau (Oui plutôt tu as fais la cueillette de fleurs de sureau…)
    Ça sent trop bonbon, comme des ricola!
    J’aimerais effectivement savoir comment les utiliser
    Idem pour les fleurs d’acacias même si tu m’en à déjà parler hier

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