A bicyclette

Les vacances d’été sont terminées. Un peu comme en fin d’année, on se lance dans des résolutions plus ou moins hasardeuses.

Pour ma petite famille et moi cette résolution ne date pas de la rentrée scolaire, mais depuis presque deux ans déjà.

Nous avons décidé ensemble lors de nos nombreuses discussions, souvent autour d’un repas, d’utiliser plus nos vélos et de laisser plus la voiture au garage.

Leur plaisir suprême, aller en vélo à l’école.

Forts de ces quelques mois passés à expérimenter les déplacements à deux roues (non motorisés svp), je pense pouvoir vous en faire un retour afin que vous aussi, peut être, décidiez de vous y mettre ou remettre.

Je tiens à signaler que je ne suis pas une sportive, ne l’ai jamais été et n’ai pas du tout grandi dans un environnement familial pro sport.

Le vélo a longtemps été pour moi un véritable calvaire.

« Mais ça, c’était avant. »

Chat alors !

Equipement du bike (bicloune)

Le vélo

Certes pour faire du vélo le mieux reste d’avoir un vélo. Vous pouvez en louer un si vous habitez en ville. C’est d’ailleurs ce que je vous recommande vu le nombre important de dégradations, de vols faits dans les grandes villes.

Ma vision du vélo a totalement et définitivement changé le jour où l’on m’a offert un véritable bon vélo.

J’entends par là, un vélo avec des vitesses sur lesquelles vous pouvez et modifier au niveau du pignon (la manette de droite) et ou vous pouvez également modifier le braquet ou plateau (la manette de gauche). Le fait de posséder les deux augmente le nombre de vitesses possibles.

Plus vous avez de vitesses et plus vous allez prendre de plaisir à rouler.

Il m’a fallu quelques temps pour bien comprendre comment gérer celles-ci afin de faire de mes trajets un pur moment de bonheur.

Ne vous inquiétez pas, ça vient relativement vite tout de même !

Donc : avoir un bon, voir très bon vélo à vitesses. (je possède un ORBEA)

La selle

Autre élément important … la selle !

J’ai personnellement rajouté très rapidement un recouvre selle en gel afin d’avoir moins mal au popotin mais j’avoue qu’après près d’une heure de vélo, j’ai malgré tout mal à mon auguste fessier.

Note à moi même :  investir dans une selle extra confort.

Une béquille

On y pense pas forcément tout de suite, mais franchement c’est hyper confortable de posséder une béquille sur son vélo.

Vous pouvez facilement en rajouter une si votre vélo n’en possède pas.

Pas compliqué à installer, cela permettra également à ce que les vélos des plus petits ne finissent jetés par terre et ne s’abiment trop vite.

De quoi porter

L’un des gros désavantage du vélo c’est que l’on transporte moins de choses qu’avec une auto.

Si vous avez comme moi le souhait de pouvoir faire au minimum des coursettes, il faudra penser à équiper votre vélo de moyens pour transporter.

Au choix et selon les besoins optez pour :

Si vous êtes plusieurs, voyez ce qui est vraiment utiles aux uns et aux autres.

Ma fille, par exemple possède un panier avant  dont elle raffole car cela lui évite de porter ses petites affaires dans un sac sur le dos. Placé devant elle, elle a plus le sentiment de contrôler ce qui se passe sur son vélo.

J’ai remarqué que les enfants aiment particulièrement transporter des choses. Une raison de plus pour équiper leurs bolides !

De quoi protéger

Du vol :

Soyons honnêtes, si quelqu’un veut vraiment vous faucher votre vélo, aucun anti vol ne l’empêchera.
Ce n’est cependant pas une raison pour faciliter la tâche du potentiel voleur !

Mon seul conseil : prenez un anti vol assez long pour pouvoir attacher tous vos vélos ensemble lors de vos sorties familiales.

Pour les clés, j’en ai toujours une sur mon trousseau perso et une autre chez moi à une place fixe.

Des intempéries :

Pas franchement indispensable selon moi, car s’il se met à pleuvoir alors que vous devez entamer votre retour chez vous, de toute manière vous finirez trempés, avec ou sans avoir protégé votre selle auparavant.

Exception faite, pour votre carriole, si comme moi elle n’est pas couverte !

Personnellement j’envisage de coudre moi même un système de bâche dans un tissu imperméable. Affaire à suivre sur mon compte Insta pour les plus curieux d’entre vous.

Une pompe

C’est l’un de mes plus rapide investissement que j’ai fait.

Excédée par les pompes classiques vendues avec les vélos, qui nous gonflent plutôt que le pneu.

J’ai pris une pompe à pied directement chez un marchant de vélos pro. La moindre petite pièce qui viendrait à rendre l’âme est rachetable.

Vous en trouverez des tout à fait convenables dans des enseignes comme Décathlon si vous avez un petit budget.

Des pneus mal gonflés augmentent considérablement l’effort à fournir pour pédaler.

Paris ne c'est pas fait en un jour

Pas la peine de vous ruiner en voulant vous équiper.

Cela se fait petit à petit au fil des mois, des années.

Equipement de biker (la nana ou le gars sur le bike)

Vous rêviez de ça.

La réalité

(dure mais la réalité quand même)
  • Ah bah oui hein. Vous pouvez tout de suite oublier la drague lorsque vous vous mettez au vélo. Si vous voulez emballer va falloir trouver autre chose. Là nous ne sommes pas là pour conter fleurette ! (surtout lorsqu’on a une tête d’ampoule avec notre casque)

Voici une petite liste des essentiels selon moi :

  • Un casque (donc) : élément IN DIS PEN SA BLE. Je ne comprends pas que l’on puisse encore voir autant de monde sans rien sur le crâne pour faire du vélo. Face au bitume, une auto, une moto, vous ne faite pas le poids et le casque est le seul moyen de préserver au mieux votre tête d’un quelconque choc.

  • Des gants : on a très vite froid aux mains dans la saison.

  • Un tour de cou, écharpe, foulard… : comme pour la moto, le moindre interstice et vous sentir le froid pénétrer.

  • Un coupe vent, dans l’idéal chaud en dedans.

Avant de partir

Ça y est vous avez tout votre équipement et vous vous préparez à chevaucher votre monture vers de nouvelles contrées.

Check list avant le départ :

  • clé de l’antivol ?
  • antivol ? (hihihihi)
  • vêtements de pilote ?
  • Sac à dos avec : gourde, clé maison, téléphone si besoin d’aide ?
  • Mouchoir ?
  • Accessoirement… vélo ?

Go ! Go !Go!

Pourquoi ?

Bonne question !

Pourquoi se remettre ou mettre au vélo au fait ?

Voici les raisons qui me pousse à le faire :

  • Premièrement vous vous doutez bien qu’une dimension éthique est derrière tout ça. Je ne pense pas que l’on puisse changer les choses en se disant : « je referai du vélo lorsqu’il y aura plus de pistes cyclables ».

    Je pense au contraire que si l’on souhaite qu’il y ait plus d’aménagements faits pour les vélos, il faut montrer par des actes, qu’il y a un réel besoin et une attente de cela.

  • Pour des raisons économiques et environnementales. Moins de gazoil, plus de réflexions sur nos déplacements, moins de pollution.
  • Parce que je me dis, que j’ai l’opportunité de faire du sport sans payer un abonnement dans une salle qui sent la transpiration. Depuis que je travaille chez moi, j’ai pris énormément de poids. Je bouge moins et m’empâte. Me fixer un objectif de une à deux sorties par semaine en vélo (plus si affinités) est un bon moyen de faire mes 3 X 30 minutes par semaine.

  • Parce que je souhaite profiter de la vie, laisser du temps au temps, ralentir l’espace de quelques minutes et regarder, écouter, sentir. Lorsque l’on est à vélo, on ne voit pas du tout les choses de la même manière. Le chemin que vous connaissez par cœur, pour l’avoir empreinté maintes fois en voiture, vous semble tout à coup, autre.
  • Pour me créer des moments partagés avec mes enfants, nous créer des souvenirs avec ces escapades biclounesques.

Je ne pouvais pas terminer cet article sans vous mettre cette chanson hautement célèbre et qui a fait rire pas mal d’années mes lascars étant petits…

Faites moi part de vos commentaires en dessous !

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Semeurs de graines

Dis Paule, tu t’es pas trompé dans le titre ou fais une erreur de classement dans tes catégories ?

Oula oula… attends. Moi le jardin c’est pas mon truc. Je t’arrête de suite !

Hihi tu vas nous dire comment on fait les bébés ?

 

Salut tout le monde ! Revoici pour quelques lignes encore, votre schizophrène préférée ! Ou  maintenant que j’ai vu Split, je pourrais aussi parler de troubles dissociatifs de l’identité.
Passons.
Je fais peut-être parler des personnages imaginaires mais je ne suis pas encore sur le point de me transformer en « beast » rassurez vous et de plus ce n’est pas du tout mon propos d’aujourd’hui.

Non, aujourd’hui je pensais plutôt parler de toutes ses graines que nous semons tous chaque jour, derrière nous, sans forcément en prendre conscience.

Moi même, je me suis rendu compte de cela que très récemment avec mon livre notamment.

Alors qu’il est toujours compliqué de se motiver à rentrer en action, surtout lorsque vous êtes seule comme c’est mon cas, vous vous apercevez que les choses avancent malgré tout.

Attention, je ne vais pas faire l’apologie de la procrastination ici ! Loin de là, mon intention. Mais le fait est, que si vous semez régulièrement des graines vous aurez de fortes chances de voir l’univers se mettre en mouvement pour vous. 

Bonnes graines

Comme direz nos chers philosophes, j’ai nommé Les Inconnus : « aaaaah il y a les bons chasseurs et les bons chasseurs quoi ! ». A savoir il y a graines et graines.

Soit vous décidez de semer des graines bio, non modifiées, soit vous décidez de semer des hybrides qui finiront par donner des plantes dégénérées, malades, moches et dégueu !

Chacun son truc. Mais personnellement la première solution me fait plus spontanément envie pas vous ?

Ce qui arrive donc, lorsque vous semez des bonnes graines, c’est que vous vous retrouvez avec un paquet d’avantages par la suite. Vous avez une belle plante, robuste et goûteuse pour peu que vous continuez à entretenir un tant soit peu celle ci, en lui prodiguant quelques soins.

Je constate aujourd’hui que cela fonctionne parfaitement dans ma vie. Après ce passage difficile d’écriture de mon dernier gros chapitre, j’ai beaucoup de mal à relancer la machine alors que je sais que je dois poursuivre mes efforts. Alors quotidiennement, je m’efforce de semer de bonnes graines, pour ce livre et pour moi personnellement.

Une petite action par jour. Un pas après l’autre.

Si vous vous brossez les dents tous les jours, après chaque repas et au moins pendant 3 minutes à chaque fois et évitez les sucreries : Oui vous agissez pour vous avec ces petites actions et avez toutes les chances d’avoir un sourire étincelant, dépourvu de caries… 

Alors c’est cool, cependant j’ai remarqué que les graines les plus efficaces sont celles dirigées vers les autres.

Je me dis régulièrement que j’ai énormément de chance dans la vie, mais après discussion avec mon amoureux (avec qui je discute beaucoup de plein trucs hyper intéressants) que finalement je récoltais quelques part, le fruit de mes petites graines semées il y a des jours, semaines, mois et années auparavant, de façon régulière.

Comme pour les graines, le temps de germination varie en fonction des variétés.  Parfois cela n’aura nécessité que quelques minutes de votre temps pour que vous en tiriez un bénéfice et parfois cela vous aura demandé des mois d’attention. Peut importe, tôt ou tard cela vous revient au moment opportun.

Une sorte d’ordre dans un désordre apparent.

Si le semis avorte pas de craintes, le fait même d’avoir fait le geste du semeur vous est profitable. Vous avez travaillé votre condition physique, habitué votre corps au geste afin de le rendre de plus en plus précis ! Tôt ou tard les amis… tôt ou tard.

L'effet choc :

L’environnement, les variétés jouent donc sur la prise de la graine où pas.

Pour certaines, il faut aussi des conditions très particulières autres que le temps, l’apport d’eau, l’ensoleillement, la qualité du sol… il leurs faut pour certaines un choc thermique ! Vous savez comme les feux de savane qui déclenchent la germination des graines d’eucalyptus par exemple !

Vous pouvez vivre pépère et puis un jour un bouleversement dans votre vie vous amène à agir totalement différemment, à voir le monde autrement. Vous récoltez un fruit de ce choc, dont vous n’espériez peut être plus rien de bon.

C’est l’effet de surprise, la magie de la vie. Ou pour ceux nés dans les années 80 comme moi, « le deuxième effet kisscool« .

Conditions du semis :

Dernier point et non des moindres de cette analyse de graines : l’intention portée.

Autre chose à laquelle certains adhérons moins car plus cartésiens :

L’Univers parle pour vous si vous agissez quotidiennement, avec sincérité.

Sincérité et bienveillance est un gros plus mais sincérité c’est déjà pas mal je pense.

Peut être quand même un : sincérité et réflexion ? Bon ok. Faites comme vous le sentez ! rrrrr…

Personnellement c’est sans doute le point qui me tient le plus à cœur. Faire les choses avec le plus de sincérité possible. Pas toujours simple surtout lorsqu’il y a divergence d’opinion sur l’action à mener. J’ai eu la chance de pouvoir échanger avec beaucoup de personnes lorsque je formais. Ce que j’espère qu’elle ont retenues avant tout c’est  cela.

La sincérité paie toujours. Qu’elle déplaise à certains ou pas. Si elle déplait à d’autres,  elle vous reste profitable. Vous restez en accord avec vous mêmes, vos valeurs et l’image que vous avez du monde de demain.

Sincérité ne veut pas dire con borné absolu ! D’où l’idée d’y associer bienveillance et réflexion. Bienveillance pour soi, pour les autres.

Pas toujours simple d’être sincère. Pour ne pas agir sous le coup des émotions, les championnes de la rapidité en matière de prises de décisions idiotes et comportements exagérés, se laisser le temps à la réflexion et l’échange est la meilleure solution que j’ai trouvé pour le moment.

A beaux semis, belles plantes

Pour mon livre concrètement je reçois tous les jours des mails, messages qui apportent malgré moi des briques à mon édifice.

J’ai semé des graines, en postant des messages, en envoyant des questionnaires il y a plusieurs mois et cela me revient alors que je pense être de nouveau dans un creux de vague.
Un coup de coude pour me dire :

« eh oh ! tu bouges ou quoi ?
Je te rappelle que les plantes vont pas s’arroser toutes seules hein ! « 

Autre fait plus intéressant à mes yeux, c’est que je prends conscience que je reçois des aides de personnes auxquelles je ne m’attends pas forcément mais que j’ai pu aider peut être à ma manière hier (des graines en dormance).

L’univers s’organise donc en notre faveur si l’on sème avec sincérité, sans calculs, tout au long de sa vie, sans négliger aucuns des terrains possibles ou de la multitudes de graines existantes.

Mon livre avance donc quoiqu’il arrive et je continue chaque jour mon job de semeuse de graines pour un demain meilleur.

Vous avez sans  doute semé des graines vous aussi ?

Si ça vous dit de partager vos retours d’expériences, n’hésitez pas à laisser un commentaire en dessous !